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Le transport dans le Nord

Auteure: Jennifer Jozic Page 1 | Page 2 | Page 3

 

Songez au transport : la vallée du fleuve Mackenzie

Une route menant à la fin du monde

La route de Dempster a l’honneur d’être le premier chemin canadien à traverser le cercle polaire arctique. Pendant 734 kilomètres ce chemin en gravier , ‘cette ligne de sauvetage’, cette route en lacet, passe à travers le Yukon jusqu’à Inuvik aux Territoires du Nord-Ouest. Il suit un sentier traditionnel de chasse et de piégeage des Gwich’in à travers trois chaînes de montagnes, deux lignes de partage des eaux, cinq rivières et deux décalages horaires. Ce chemin est en gravier, mais il est magnifiquement maintenu bien que les tempêtes de neige peuvent obliger sa fermeture à n‘importe quel mois de l’année. Les traversiers transportent des voitures et des conducteurs sur la rivière Peel jusqu’à Fort McPherson, un établissement de 950 personnes autochtones Gwich’in qui mélangent les maisons en bois rond, les soucoupes, des tipis, des canoës et les motoneiges. Un traversier traverse le fleuve MacKenzie et offre accès à Tsiigehtchic, un hameau perché sur une pente.

Lorsque la rivière Peel et le fleuve Mackenzie sont gelés, la route Dempster ferme temporairement. Au début décembre, cette route est rouverte comme chemin de glace, et ensuite refermée pendant la débâcle du printemps. À l’été, cette route se termine à Inuvik, un village sur la côte de l’Océan Arctique où les restaurants servent le caribou et le boeuf musqué, et où le point de repère est l’église en forme d’igloo. Ce village sert de pivot pour tout l’Ouest de l’Arctique. En hiver, il y a un chemin de glace qui passe sur l’Océan Arctique gelé jusqu’à Tuktoyaktuk à presque 200 kilomètres de distance.

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Un camion sur un chemin de glace dans le delta du Mackenzie en 1989

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Une vue aérienne des chemins de glace sur l’Océan Arctique en 1989

Habitant dans le Nord avec plein de pétrole

La vue dans le Nord est presqu’à l’envers. Les Canadiens dans le Sud pensent que les navires remontent les rivières en partant de la mer pour livrer des denrées aux communautés intérieures. Mais dans l’Ouest de l’Arctique, les navires partent de la source du fleuve Mackenzie et descendent le courant pour livrer du combustible, des bateaux, des motoneiges, et même des maisons aux communautés éparpillées le long des rives de l’Océan Arctique. Les résidents de la vallée du fleuve Mackenzie disent alors ‘monter vers le sud’ et ‘descendre vers le nord’.

À cause des rapides, les chalands doivent s’arrêter et chaque chaland doit franchir avec précaution la manche afin de ne pas endommager sa cargaison. Les chalands sont attachés ensemble dans une sorte de ‘train’ d’eau et ensuite poussés (pas tirés) par un bateau remorqueur. Les liens attachant ensemble les ‘trains’ de chalands sont enlevés à Tuktoyaktuk, un port sur la côte ouest de l’Océan Arctique.

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Un navire remorquant une lourde cargaison pendant les années 1960

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Au port de commerce de Tuktoyaktuk en 1989

De vastes quantités de pétrole brut existent près de cette région. On trouve souvent le pétrole brut dans de tels lieux éloignés, profondément sous la mer. Afin de le transformer en essence, il doit être transporté à une raffinerie de pétrole. Les pétroliers sont de très grands navires. Ils font souvent plus de 450 mètres de longueur, 60 mètres de largeur et 25 mètres de profondeur (le plus grand pétrolier au monde pèse 564 763 tonnes). Le pétrolier est d’une telle longueur que les membres de l’équipage peuvent utiliser des bicyclettes pour aller d’un bout à l’autre. Un pétrolier peut transporter plus d’un million de tonnes de pétrole brut. Lorsqu’un déversement de pétrole se produit, cela peut causer des dommages énormes aux océans et à la faune.

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Des barils de pétrole en 1965

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Un pétrolier déchargeant en 1965

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Des pipes pour une pipeline en 1970

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Un navire de forage en 1989

Les sociétés pétrolières préfèrent transporter le pétrole brut aux raffineries par la voie des pipelines. Pendant les années 1970, les résidents ont remarqué que le fleuve Mackenzie était soudainement occupé par de longs trains de chalands. Ces chalands transportaient des tiges de forage aux grandes sociétés d’énergie à la recherche du pétrole sous l’Océan Arctique et sous le fleuve Mackenzie lui-même.

Ces sociétés voulaient construire une pipeline descendant la vallée du fleuve pour transporter le pétrole au marchés du Sud. Les communautés autochtones locales craignaient le dérangement des troupeaux de caribous. Le caribou est une source importante de nourriture et la chasse de ces animaux est un événement cultural central.

On a présenté le problème au Juge Thomas Berger qui a décidé que la pipeline ne pouvait être construite qu’après que le Gouvernement précise à qui appartenait le terrain. En 1984, les peuples autochtones et le gouvernement fédéral ont convenu d’un ‘règlement des revendications territoriales’. Le règlement des revendications territoriales veut dire que n’importe quels développements futurs d’énergie ou de pipeline doivent avoir le consentement des peuples autochtones. Aujourd’hui les terres appartenant aux Autochtones couvrent entièrement la région du fleuve Mackenzie et la majeure partie de la région de la mer de Beaufort dans l’Océan Arctique.

Conclusion

La majorité des gens habitant dans le Nord habitent des communautés urbaines et éloignées. Un terrain accidenté et des conditions climatiques sévères présentent des défis spéciaux à ces gens. Des adaptations innovatrices, l’aviation moderne et des technologies de communication ont tricoté « cette grande terre isolée » poure en faire un réseau de communautés. Bien que les défis de la distance et d’un climat sévère soient encore des défis de taille, les liens culturels et économiques sont toujours en croissance entre les régions du Nord, le Sud du Canada et dans le monde entier.

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Gare à Wabowdon au Manitoba pendant les années 1960

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‘L’exposition du transport d’hier’ à Carcross en 1970

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Une voiture sur la route menant à Yellowknife en 1975

Questions de révision, basées sur cette exposition

    1. Quelles sont les deux sortes de traîneaux à chiens tradionnels ?
    2. Pourquoi considérait-on les traîneaux à chiens comme un moyen pratique de transport ?
    3. Donnez un exemple illustrant une situation où une motoneige ne serait pas aussi pratique qu’un traîneau à chiens.
    4. Comment les canoës traditonnels sont-ils construits ?
    5. Il y a un siècle, un voyage aller-retour du Nord du Canada en Europe durait combien de temps ?
    6. Pendant les années 1920 et 1930, pourquoi le Gouvernement du Canada était-il si enthousiaste en ce qui concerne les avions ?
    7. Discutez comment un transport spécialisé appuie l’industrie du tourisme à Churchill au Manitoba.
    8. Donnez deux raisons pour lesquelles les hélicoptères sont utiles dans la lutte contre les feux de forêts. Comment ont-ils aidé les chercheurs scientifiques ?
    9. Pourquoi les gens habitant la vallée du fleuve Mackenzie disent-ils « descendre vers le Nord » ?
    10. Énumérez quelques advantages et désavantages pour transporter le pétrole en pétrolier ou par pipeline.

Pour de plus amples renseignements :

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